Helene BARRIER est plasticienne, autodidacte.

Après une formation en design textile, elle construit des oeuvres polymorphes, en résonance avec son environnement.
Fortement inspirées par les architectures animales et les paysages, elle travaille sur des formes comme des modules qui se créent et s’installent in situ, se répètent, s’agrandissent ou changent d’échelle, pour envisager autant de perspectives possibles.

Souvent elle complète ces structures par du dessin et depuis peu, avec de la céramique. Le dessin émerge de la forme, en intégrant le motif, qui, avec sa notion essentielle de répétition, va dans le sens de la prolifération.
Les cellules se multiplient, évoluent, se métamorphosent.

Au-delà du bourgeon et du germe, le cocon et l’essaim forment d’autres exemples de prolifération naturelle, qui peut intervenir dans la ville comme dans la nature, présences poussées là, en colonies tissulaires. Ces essaims évoquent une pensée en marche, un rêve qui se développe.

Ils symbolisent le mouvement perpétuel, et sont un lieu en devenir, un théâtre de métamorphoses, comme avec l’installation Et il entra dans un profond sommeil, qui est le point central de la scénographie pour le solo de danse Let it bee.

Elle est également danseuse butoh. La danse est le lieu de la perpétuelle métamorphose, où l’on recherche, par le corps et par l’imagination, sans cesse de nouveaux chemins à parcourir. Elle permet de se glisser dans toutes les matières, dans toutes les peaux, et selon les lieux, d’adapter sa danse à l’environnement.

Elle compose les objets à manipuler, costumes et autres prothèses en ayant le désir de «danser» ses installations.
Ainsi, sur des projets particuliers, elle mixe les disciplines, sous formes de performances, de concerts, de spectacles, de scénographies.

Depuis trois ans, elle poursuit un projet autour du Minotaure, son alter ego masculin et figure totémique récurrente : masques, dessins, broderies, sculptures et films forment maintenant un corpus total dans des scénographies ouvertes où l’auto fiction rejoint une généalogie mythologique.

Ainsi, plurielle, elle crée les Iconoklastes, en amoureux solitaire.

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     ©Eric MMP