Inspirée par les essaims d'abeilles sauvages, je propose des installation textile en laine crochetée dans les arbres. Telle une colonie, je cherche l'abri idéal pour y poser des formes qui épousent celles des branches : c'est le mimétisme qui crée la surprise et décale le quotidien.
Maille après maille, comme chaque abeille reliée à l'autre, je construis des essaims qui racontent ma fascination pour les architectures animales mais également le pouvoir du collectif et la fragilité de la nature. Précis, précieux, les exemples de nids, de cocons posés là le temps d'un été proposent de s'arrêter un instant et de regarder vers le ciel…

> En 2016 pour le festival Nomades In Situ / Parcours d'Art contemporain à Arles
20 essaims en laine crochetée, de 20 cm à 2m
installés sur les arbres de l'esplanade Charles de Gaulle
www.culturesnomades.org (photos Marc Limousin)

En 2018, pour Polyculture, dans la Ferme de Vernand, un très beau parcours d'oeuvres dans la nature, pour faire le lien entre art et agriculture... aussi dans toutes les oeuvres présentes, un questionnement, une inquiétude, sur l'avenir de nos campagnes, et aussi des villes, des animaux, des insectes, sur l'impact écologique, le gaspillage, l'empreinte carbone... la disparition des abeilles mais aussi des autres insectes, des oiseaux et de toute la chaîne animale, est réelle, et ressentie.

Polyculture met l'accent sur l'importance de regarder ensemble et d'agir pour tenter de stopper cette catastrophe.
J'y installe des sculptures textiles s'inspirant des essaims sauvages des abeilles, qui épousent les troncs et les branches des arbres du site du Pré-bois.
Un simple décalage d’avec le paysage quotidien, par un effet de mimétisme inspirée des architectures animales, permet d’appréhender en douceur un parcours habituel de façon novatrice ; créer des lieux où la culture et la nature peuvent se rencontrer de manière symbiotique, et où l’intervention artistique peut offrir de nouveaux biotopes.

Ces installations d’essaims agissent comme manifestes, et doivent continuer à lancer le débat autour des insectes pollinisateurs, de leur fragilité et de leur rôle fondamental pour notre écosystème.

L’enjeu est de provoquer le dialogue, et d’aborder ce qui questionne la confrontation entre le naturel et l’artificiel, la relation entre l’oeuvre d’art et la nature. Jouer de l’ambigüité visuelle entre les formes naturelles et le geste artistique et composer des ready-made naturel, pour éveiller les sens, les perturber, en juxtaposant une nature faite art et des oeuvres qui se laissent oublier.

Ces essaims évoquent une pensée en marche, un rêve qui se développe. Ils symbolisent le mouvement perpétuel et sont un lieu en devenir, un théâtre de métamorphoses.

www.polyculture.fr

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